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Les serinettes

Un passe-temps aristocratique, qui consistait à enseigner des airs de musique aux oiseaux, fut très en vogue au XVIIe siècle et se démocratisa progressivement. En 1709, Hervieux de Chanteloup, " gouverneur des serins de Madame la Princesse ", publia un Nouveau Traité des Serins de Canarie dans lequel il donne tous les conseils utiles à l'élevage et à la reproduction de ces petits chanteurs. L'ouvrage connu de nombreuses rééditions. Comme l'explique l'auteur, on utilisa tout d'abord pour l'apprentissage des oiseaux, un petit flageolet appelé par le fait " flageolet d'oiseaux ", dont la tessiture convenait à cet usage. Mais l'auteur conseille, particulièrement aux dames : "Tant à cause qu'il altère considérablement la poitrine lorsqu'on en joue longtemps de suite, que parce qu'il n'est pas fort séant, surtout au Sexe", l'utilisation d'un flageolet organisé, sorte de petit orgue portatif à deux octaves. Dans la troisième édition de son ouvrage, en 1745, il consacre enfin un chapitre à la serinette, apparue environ une dizaine d'année plus tôt, et " qui est maintenant parvenue ", selon lui, à sa dernière perfection.

Le couple serin-serinette servira curieusement de support de réflexion à Diderot, en 1769. Dans l'Entretien entre d'Alembert et Diderot, l'auteur s'en est servi pour disserter sur le rapport entre l'homme et la machine. " La serinette est de bois, l'homme est de chair " déclare t-il. Véronique Le Ru, dans une pertinente analyse de ce texte, en tire une partie de sa conclusion : " […] c'est bien la machine qui apprend au serin à chanter, ce qui fait du serin une machine imitative de la machine. "

Le serin n'étant pas le seul oiseau capable d'apprendre des mélodies, on construisit, vers 1760, des " serinettes à bouvreuils ", appelées pionnes en Lorraine (du nom de cet oiseau en patois local). En plus du jeu de tuyaux de type " flûtes ouvertes ", destiné au serin, elles possèdent un jeu de bourdons (flûtes bouchées) qui sonnent à l'octave basse du précédent, pour s'adapter à la tessiture plus grave du bouvreuil. Elles ont souvent deux cylindres au lieu d'un. On fit aussi des merlines et des perroquettes, chacune adaptée aux oiseaux concernés. Les différents centres de fabrication furent, Nancy, Paris, mais surtout Mirecourt.


Petite serinette

 


Serinette de Bennard,
à Mirecourt

 


Carte des airs

   

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