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Pour répondre à ces exigences, nous avons choisi
des airs joués par un jeu de flûtes du facteur d'orgues
mécanique Davrainville, de même époque et ayant
globalement les mêmes caractéristiques. Ce choix a
permis de résoudre les problèmes de compatibilité.
Nous avons établi les partitions d'après les relevés
auditifs réalisés par M. Luc Leprovost, professeur
de piano au conservatoire de Rueil-Malmaison.
Pour le pointage des notes, nous avons adopté la technique
dite " au cadran " qui consiste à fixer une alidade
sur l'axe du régulateur, à la place du volant. Cet
index, associé à un cadran, permet de déplacer
le cylindre avec une très grande précision. L'opération
peut être assimilée à celle utilisée
en mécanique pour tailler une roue dentée à
l'aide d'un plateau diviseur. Dans le cas d'un cylindre, le plus
petit espace compris entre deux notes consécutives équivaut
à celui compris entre deux dents d'une roue. Il faut donc,
en tenant compte du rapport de division totale du mécanisme
(qui tient lieu de plateau diviseur), calculer cette valeur minimale
et déterminer quelle division reportée sur un cadran
peut permettre d'effectuer le déplacement correspondant.
Ce plus petit commun diviseur est dépendant du tempo et de
la durée de l'air à noter. Deux triples croches consécutives,
par exemple, n'occupent pas le même espace suivant que le
mouvement est lent ou rapide, ou encore, suivant que l'air est court
ou long. Dans le cas qui nous intéresse, certains airs avaient
une division principale commune (déterminée par le
nombre de mesures et par la signature rythmique) mais une division
secondaire différente (fraction ou multiple d'un tour d'alidade).
C'est pourquoi nous avons adopté la solution de deux cadrans
superposés. Ceux-ci sont percés en leur centre, enfilés
sur l'axe du régulateur (tout en laissant celui-ci libre
de tourner) et solidarisés avec le bâti du mécanisme.
Une fois l'alidade fixé à l'axe du régulateur,
le dispositif est prêt à servir au pointage d'un air.
Pour marquer l'emplacement des notes sur le cylindre, nous nous
sommes servi des becs de lecture du jeu de flûtes. L'emploi
des deux procédés que nous venons de décrire
élimine toutes les erreurs provenant du mécanisme.
Cette technique est celle préconisée par le père
Engramelle dans son ouvrage " La Tonotechnie ou l'Art de noter
les cylindres ", paru en 1775 et dans " L'Art du Facteur
d'orgues " de Dom Bédos de Celles, en 1778.


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Relevé manuscrit, air N° 7

Cadran principal

Cadran secondaire

Cadrans et alidade montés sur le mécanisme

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