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Horlogerie ancienne (2)

Glossaire

Brunissoir : Barre en acier dur, longue et fine et de section rectangulaire. L'une de ses moitiés est une lime à grain fin. L'autre n'a pas de grain mais est finement rayée dans le sens transversal. Le roulage consiste à faire tourner le pivot sur lui-même pendant qu'on le frotte en sens contraire à l'aide du brunissoir. Le côté granuleux sert à éliminer les usures grossières et l'autre sert à le polir par écrouissage.

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Conservation préventive : Dans ce cas, les mécanismes ne sont remis ni en état de fonctionnement (rhabillage) ni en état d'apparence originelle (restauration) s'ils présentent des lacunes ou s'ils ont subi des transformations. Ces dernières appartiennent à l'histoire de l'objet. Elles sont constatées et consignées. L'opération consiste à démonter les mécanismes, à supprimer toutes traces de produits huileux ou graisseux et à éliminer les corrosions ou inhiber leur développement futur.

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Échappement : Ensemble composé de la roue d'échappement et de l'ancre. Ces mobiles assurent deux fonctions : contenir la force motrice (poids ou ressort) et entretenir l'oscillation du balancier par l'intermédiaire de l'ancre. Cette dernière est nommée ainsi par analogie avec la forme de l'ancre d'un navire. Chacune de ses extrémités porte un plan d'impulsion parfaitement poli. Durant sa course, le balancier fait osciller l'ancre par l'intermédiaire d'une fourchette. Il libère ainsi alternativement les dents de la roue d'échappement et reçoit en retour, par les plans d'impulsion, la force nécessaire à son oscillation. Cette fonction complexe qui a une influence déterminante sur le réglage a été l'objet de nombreuses recherches.

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La haute horlogerie se caractérise par le soin extrême apporté au fini des états de surfaces des éléments mécaniques, que ceux-ci soient fonctionnels ou décoratifs. Toutes les opérations de finition sont effectuées à la main par des artisans hautement spécialisés qui s'inspirent de la grande tradition horlogère genevoise. La haute horlogerie, particulièrement pour les montres, joue aussi sur le registre des complications et même des grandes complications. On désigne ainsi des prestations commandées par le rouage de temps mais assurées par des mécanismes annexes. Citons, par exemple : l'affichage des quantièmes de jours ou de mois, le calendrier, perpétuel ou non, le chronographe, le réveil, les sonneries à répétition, dont certaines variantes marquent l'heure, les quarts d'heure et mêmes les minutes.

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L'horlogerie de précision se focalise sur une extrême régularité de marche des instruments horaires. Dans ce cas, le terme de précision n'est pas pris au sens d'afficher avec exactitude une indication horaire à un moment donné, mais s'applique à un mécanisme dont la marche est la plus régulière possible. Ainsi, par exemple,un chronomètre de marine qui aura une dérive positive ou négative (avance ou retard) constante et rigoureusement établie d'une seconde par jour est qualifié d'instrument de précision, puisqu'il suffit, pour avoir l'heure exacte, de corriger l'heure qu'il affiche d'après sa table de dérive. Par contre, il n'y a plus de précision lorsque la marche est erratique, même si par hasard, le mécanisme affiche l'heure exacte à un instant T. Tout mécanisme annexe étant source de perturbations potentielles, les instruments horaires de précision (régulateurs, chronomètres et montres de marine) en sont dépourvus. Bien entendu, la haute horlogerie peut être aussi de précision et l'horlogerie de précision peut présenter un grand degré de finition.

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Le terme d'horlogerie courante est loin d'être péjoratif s'agissant de la majorité des pendules des XVIIIe et XIXe siècle. Il recouvre simplement un type de mécanisme, appelé en France " mouvement de Paris ", qui était fabriqué en grand nombre. C'est ainsi que la plupart des riches cabinets de pendules conservés aujourd'hui dans les musées contiennent ce genre de mouvement. Si leur degré de finition et de précision n'est pas comparable à celui des autres catégories dont la coûteuse production était plus confidentielle, ils n'en sont pas moins de grande qualité, en raison de l'exigence de bonne facture qui régnait alors.

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Huiles et graisses : Tout lubrifiant se dégrade naturellement mais la pollution atmosphérique vient souvent accélérer le processus. Lorsque la dégradation atteint un certain stade, le lubrifiant ne permet plus d'assurer un glissement parfait. De fines particules métalliques arrachées par frottement viennent alors le charger et jouent un rôle d'abrasif qui ovalise les trous qui reçoivent les pivots des roues. L'épaississement des huiles et des graisses qui cause une perte d'énergie et l'augmentation des frottements dus à l'ovalisation sont l'une des principales causes d'arrêt d'une pendule. C'est pourquoi il est conseillé de faire rhabiller celle-ci tous les quatre ou cinq ans. On peut dire, même si la comparaison est triviale, qu'une pendule fonctionne 24 heures sur 24 alors qu'une voiture ne sert en moyenne qu'une heure par jour. Les forces en présence sont proportionnellement les mêmes et pourtant tout conducteur vérifie attentivement son niveau d'huile.

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Platine : Les rouages d'une pendule sont maintenus entre deux plaques de métal (majoritairement du laiton) que l'on nomme " platines " et qui sont assemblées par des piliers. On perce dans les plaques les trous dans lesquels tournent les pivots des roues. L'ensemble des platines et des piliers forme la " cage ".

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Rhabillage : Terme ancien, toujours utilisé par les horlogers pour désigner la révision d'un mouvement de pendule ou de montre.

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