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Glossaire
Brunissoir : Barre en acier dur, longue
et fine et de section rectangulaire. L'une de ses moitiés
est une lime à grain fin. L'autre n'a pas de grain mais est
finement rayée dans le sens transversal. Le roulage consiste
à faire tourner le pivot sur lui-même pendant qu'on
le frotte en sens contraire à l'aide du brunissoir. Le côté
granuleux sert à éliminer les usures grossières
et l'autre sert à le polir par écrouissage.
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Conservation préventive
: Dans ce cas, les mécanismes ne sont remis ni en
état de fonctionnement (rhabillage) ni en état d'apparence
originelle (restauration) s'ils présentent des lacunes ou
s'ils ont subi des transformations. Ces dernières appartiennent
à l'histoire de l'objet. Elles sont constatées et
consignées. L'opération consiste à démonter
les mécanismes, à supprimer toutes traces de produits
huileux ou graisseux et à éliminer les corrosions
ou inhiber leur développement futur.
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Échappement
: Ensemble composé de la roue d'échappement
et de l'ancre. Ces mobiles assurent deux fonctions : contenir la
force motrice (poids ou ressort) et entretenir l'oscillation du
balancier par l'intermédiaire de l'ancre. Cette dernière
est nommée ainsi par analogie avec la forme de l'ancre d'un
navire. Chacune de ses extrémités porte un plan d'impulsion
parfaitement poli. Durant sa course, le balancier fait osciller
l'ancre par l'intermédiaire d'une fourchette. Il libère
ainsi alternativement les dents de la roue d'échappement
et reçoit en retour, par les plans d'impulsion, la force
nécessaire à son oscillation. Cette fonction complexe
qui a une influence déterminante sur le réglage a
été l'objet de nombreuses recherches.
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La haute horlogerie
se caractérise par le soin extrême apporté au
fini des états de surfaces des éléments mécaniques,
que ceux-ci soient fonctionnels ou décoratifs. Toutes les
opérations de finition sont effectuées à la
main par des artisans hautement spécialisés qui s'inspirent
de la grande tradition horlogère genevoise. La haute horlogerie,
particulièrement pour les montres, joue aussi sur le registre
des complications et même des grandes complications. On désigne
ainsi des prestations commandées par le rouage de temps mais
assurées par des mécanismes annexes. Citons, par exemple
: l'affichage des quantièmes de jours ou de mois, le calendrier,
perpétuel ou non, le chronographe, le réveil, les
sonneries à répétition, dont certaines variantes
marquent l'heure, les quarts d'heure et mêmes les minutes.
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L'horlogerie de précision
se focalise sur une extrême régularité de marche
des instruments horaires. Dans ce cas, le terme de précision
n'est pas pris au sens d'afficher avec exactitude une indication
horaire à un moment donné, mais s'applique à
un mécanisme dont la marche est la plus régulière
possible. Ainsi, par exemple,un chronomètre de marine qui
aura une dérive positive ou négative (avance ou retard)
constante et rigoureusement établie d'une seconde par jour
est qualifié d'instrument de précision, puisqu'il
suffit, pour avoir l'heure exacte, de corriger l'heure qu'il affiche
d'après sa table de dérive. Par contre, il n'y a plus
de précision lorsque la marche est erratique, même
si par hasard, le mécanisme affiche l'heure exacte à
un instant T. Tout mécanisme annexe étant source de
perturbations potentielles, les instruments horaires de précision
(régulateurs, chronomètres et montres de marine) en
sont dépourvus. Bien entendu, la haute horlogerie peut être
aussi de précision et l'horlogerie de précision peut
présenter un grand degré de finition.
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Le terme d'horlogerie
courante est loin d'être péjoratif s'agissant
de la majorité des pendules des XVIIIe et XIXe siècle.
Il recouvre simplement un type de mécanisme, appelé
en France " mouvement de Paris ", qui était fabriqué
en grand nombre. C'est ainsi que la plupart des riches cabinets
de pendules conservés aujourd'hui dans les musées
contiennent ce genre de mouvement. Si leur degré de finition
et de précision n'est pas comparable à celui des autres
catégories dont la coûteuse production était
plus confidentielle, ils n'en sont pas moins de grande qualité,
en raison de l'exigence de bonne facture qui régnait alors.
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Huiles et graisses :
Tout lubrifiant se dégrade naturellement mais la pollution
atmosphérique vient souvent accélérer le processus.
Lorsque la dégradation atteint un certain stade, le lubrifiant
ne permet plus d'assurer un glissement parfait. De fines particules
métalliques arrachées par frottement viennent alors
le charger et jouent un rôle d'abrasif qui ovalise les trous
qui reçoivent les pivots des roues. L'épaississement
des huiles et des graisses qui cause une perte d'énergie
et l'augmentation des frottements dus à l'ovalisation sont
l'une des principales causes d'arrêt d'une pendule. C'est
pourquoi il est conseillé de faire rhabiller celle-ci tous
les quatre ou cinq ans. On peut dire, même si la comparaison
est triviale, qu'une pendule fonctionne 24 heures sur 24 alors qu'une
voiture ne sert en moyenne qu'une heure par jour. Les forces en
présence sont proportionnellement les mêmes et pourtant
tout conducteur vérifie attentivement son niveau d'huile.
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Platine : Les
rouages d'une pendule sont maintenus entre deux plaques de métal
(majoritairement du laiton) que l'on nomme " platines "
et qui sont assemblées par des piliers. On perce dans les
plaques les trous dans lesquels tournent les pivots des roues. L'ensemble
des platines et des piliers forme la " cage ".
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Rhabillage :
Terme ancien, toujours utilisé par les horlogers pour désigner
la révision d'un mouvement de pendule ou de montre.
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